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Gérer ses émotions au travail sans les refouler : le guide pratique

  • 13 avr.
  • 3 min de lecture

Les larmes de frustration après une réunion injuste. La colère qui monte face à un collègue de mauvaise foi. L'anxiété sourde avant une présentation. Vous connaissez ?

On nous dit de « gérer nos émotions ». En pratique, ça veut souvent dire « les cacher ». Mais refouler une émotion ne la fait pas disparaître, ça la stocke. Et un jour, elle ressort. Plus fort. Voici 3 outils concrets pour réguler vos émotions au travail sans les nier ni les subir.


Deux situations vécues : ce qui change quand on gère (ou pas) ses émotions

J'étais analyste financière reconnue. Une nouvelle manager est arrivée, sans réelle expertise dans le domaine. Elle mettait des semaines à valider nos dossiers de crédit, avait fait recruter deux « super analystes » pour valider notre travail avant de le lui soumettre. Résultat : nos dossiers, habituellement traités en 24-48h, prenaient désormais des semaines. Le commerce était bloqué. Un jour, un super analyste m'a retourné un dossier avec pour seule correction : remplacer « contre » par « versus » et « un point » par « une virgule ». C'était la goutte de trop. J'ai regardé l'analyste.

Et là, je n'ai pas géré mes émotions. J'ai dit : « Ça suffit maintenant, on va aller voir la maîtresse. » J'ai déboulé dans le bureau de la responsable : « Ça suffit cette perte de temps. Vous ne corrigez jamais notre position, ni la classe de risque, ni les préconisations de garantie. Et quand on arrive le matin, on commence par dire bonjour à ses équipes. Le soir, on dit au revoir. » Et je suis repartie à mon bureau ... Elle a dit bonjour dès le lendemain. Les dossiers ont été validés plus vite. Mais je ne le referais pas comme ça. C'était de l'émotion pure, pas une réponse choisie.


L'autre situation, c'est quand j'ai dû mettre fin à la période d'essai d'un jeune apprenti. Je l'avais prévenu avant les congés d'été : j'attendais un changement de comportement. Selon mon adjointe et toute l'équipe, rien n'avait changé, voire pire. Émotionnellement, c'était difficile. Mettre fin à un contrat, c'est toucher à la vie de quelqu'un. Mais être consciente de ce que je ressentais, respirer, rester concentrée sur les faits et sur l'objectif : ça m'a permis d'avoir cette conversation avec clarté, sans me perdre dans l'émotionnel. Le résultat était le même. La façon d'y arriver complètement différente.



Non, « gérer ses émotions » ne veut pas dire « les étouffer »

Il existe trois modes de fonctionnement face à une émotion forte : l'exploser (réagir impulsivement), la refouler (faire comme si de rien n'était), ou la réguler (accueillir, comprendre, choisir sa réponse).

Seul le troisième est durable et professionnel. Réguler, c'est reconnaître ce que vous ressentez sans le laisser décider à votre place.


Outil 1 : Nommer précisément ce que vous ressentez

Les neurosciences l'ont démontré : nommer une émotion réduit son intensité. C'est ce qu'on appelle le « labelling ».

Au lieu de penser « je suis énervé » (vague), précisez : « je ressens de la frustration parce que ma contribution n'a pas été reconnue ». Plus votre vocabulaire émotionnel est précis, plus vous reprenez le contrôle.


Outil 2 : Le scan corporel 10 secondes

Quand l'émotion monte, votre corps vous envoie des signaux avant votre cerveau : mâchoire serrée, épaules tendues, mains crispées, chaleur dans la poitrine.

L'exercice : fermez les yeux 10 secondes. Scannez votre corps de la tête aux pieds. Repérez la tension. Relâchez-la consciemment. C'est une micro-pause physiologique qui coupe la montée émotionnelle.


Outil 3 : Le décalage intentionnel

Réagir, c'est immédiat. Répondre, c'est un choix. Le décalage intentionnel, c'est créer un espace entre le stimulus et votre réponse. Concrètement : quand vous sentez l'émotion monter, posez-vous mentalement la question : « Qu'est-ce que je veux obtenir de cet échange ? » Cette question suffit à basculer du mode réactif au mode réflexif.


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